mardi 13 mai 2008

Procrastination créative (hem)


Tout à l'heure, à ma pause déjeuner "allongée", j'ai voulu me lancer dans l'écriture de l'épisode 19 de Veronica Mars. L'inspiration ne venant pas au bout d'une minute trente, je suis partie sur complètement autre chose.
Vous n'avez jamais eu envie d'écrire une interview d'un personnage célèbre (vivant, mort ou fictionnel), en inventant les questions et les réponses? Si la réponse est oui (enfin, "si!" plutôt), je propose à tous mes fidèles lecteurs de se lancer dans un petit concours d'interviews "pour du faux".
Voici ma contribution, et là je vais vous surprendre, l'interviewé fictif est Harry Potter (nooooooooooon!!!!!).

Harry Potter, bonjour. Merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Les lecteurs de « Chef Magazine », qui n’est pas un magazine de cuisine, seront sans aucun doute enchantés de cette interview exclusive.
C’est un plaisir. Je suis moi-même abonné à « Chef Magazine » depuis de nombreuses années et je n’ai jamais manqué un numéro, même dans les moments les plus « chauds » de la guerre contre Voldemort.

Vraiment ? Et bien, quel honneur pour notre rédaction ! Mais je vois que vous entrez directement dans le vif du sujet en citant votre Némésis, le tristement célèbre Lord Voldemort, dont le nom fait même frémir mon cousin Harold, qui pourtant est un gros dur. Heureusement, vous nous en avez débarrassé pour de bon, lors d’une bataille déjà historique qui a eu lieu au sein même de l’école de magie d’Hogwarts. Racontez-nous un peu ce qu’il s’est passé ce jour-là.
(soupir) Et bien, c’est difficile de résumer une telle bataille, sans revenir sur tous les évènements passés qui ont conduit à ma confrontation finale avec le Dark Lord.

Bien sûr. Tout a commencé alors que vous n’étiez qu’un enfant, un bébé même…
Oui, tout à fait. Vous savez, quand les gens me disent « Harry, tu es un héros légendaire maintenant », je leur réponds que j’ai toujours été plus ou moins un héros. (sourire) Depuis le jour où j’ai quasiment détruit Voldemort alors que je n’avais même pas un an, ce qui m’a valu cette cicatrice sur mon front.

Ah oui, la cicatrice ! J’avoue que je suis assez émue de la voir en vraie. Est-ce que je pourrais prendre une photo après l’interview ?
Ce serait avec plaisir mais malheureusement ma cicatrice viens d’être classée « patrimoine culturel mondial » par l’UNESCO et les photos sont interdites car le flash pourrait l’abimer…

Ah, tant pis. Je l’aurais vue au moins. Il paraît qu’elle ne vous fait plus mal…
Oui, depuis que Voldemort est mort – vous avez vu, ça rime – elle ne m’embête plus du tout. Il faut dire qu’avant, et notamment durant mes années à Hogwarts, c’était quelquefois insupportable. En fait, pour faire simple, cette cicatrice jouait le rôle de lien entre mon esprit et celui de Voldemort. Je vous laisse imaginer ce que ça donne d’être lié à un esprit aussi tordu que le sien ! Voilà tout ce que j’en dirai. Pour les détails techniques, je vous conseille l’ouvrage en 10 tomes de mon amie Hermione Granger-Weasley : « Charmes, sorts et complexités magistiques de la guerre de Harry Potter contre Lord Voldemort ». Pour la petite histoire, la seule personne à avoir lu cet ouvrage en entier, à ma connaissance, est mon autre grand ami – et beau-frère – Ronald Weasley. Il y a été obligé et en porte encore les séquelles aujourd’hui. Pour ma part, je me suis arrêté au titre, j’espère qu’Hermione n’y a pas écrit trop de méchancetés sur moi! (rires)

Parlez-nous un peu plus de Ron et Hermione. On sait qu’ils ont joué un rôle prépondérant dans toute cette histoire. Certains les surnomment même vos « fidèles compagnons d’infortune ».
(rires) J’aime beaucoup cette formule ! Je n’ai pas peur de le dire : sans eux, je ne serais pas assis dans ce canapé en cuir de vache limousine, à siroter mon jus de groseille en répondant à vos questions. Et Voldemort serait sans doute encore « alive and kicking » ! Non, vraiment, ces deux personnes ont été les plus importantes dans ma vie. Ils m’ont tout d’abord offert le cadeau le plus précieux qu’on puisse recevoir : l’amitié. A un moment de ma vie où tout était plutôt confus, puisque je venais d’apprendre ma condition de sorcier et, par la même occasion, de héros sauveur de l’humanité. Un peu lourd à porter pour les épaules d’un gamin de onze ans ! (rires) Ron et Hermione ont toujours été là pour moi, dans les joies comme dans les défaites… (ému) On a été au bout du monde ensemble, comme on dit !

C’est magnifique une telle amitié. Excusez-moi, je prends un mouchoir… Il paraît pourtant que votre amitié n’avait pas commencé sous les meilleurs auspices.
Ah, c’est vrai ! Il y avait, disons une certaine incompréhension entre Hermione, d’une part, et Ron et moi, d’autre part. Il faut dire qu’Hermione était la première de la classe. Vous savez, l’intello de service, la chouchoute de la maîtresse et tout ce que vous voulez. Ron, surtout, avait vraiment du mal à l’encadrer, et il a été un peu rude avec elle… c’est l’histoire du troll dans les toilettes, je pense que vous la connaissez.

Bien sûr ! C’est l’événement fondateur de votre amitié ! Sans ce troll, le trio magique n’aurait peut-être jamais été formé !
Oui. Et quand on compte le nombre de fois où Hermione a brillamment «sauvé le jour» (traduction littérale) grâce à son intelligence exceptionnelle… ça laisse rêveur. Des fois, même, elle me faisait peur. C’est pas humain d’être intelligent comme ça ! Enfin bref, heureusement qu’elle était là.

Je ne veux pas entrer dans une polémique mais est-ce vrai que Ron était considéré comme le maillon faible ?
Si vous voulez mon avis, c’est lui-même qui se considérait comme la maillon faible, pas nous. Ron a toujours eu des petits problèmes de confiance en soi. Mais il était aussi précieux pour moi que Hermione. Je veux dire, c’est un mec, quoi, il est cool. S’il n’avait pas été là, je crois que j’aurais fini par étrangler Hermione… Vous ne lui répéterez pas, hein ?

Espérons que Mrs Granger-Weasley n’est pas abonnée à « Chef Magazine »… Pour finir sur vos amis : vous étiez aux premières loges de leur love-story, comment ça s’est passé ?
(sourire) Mon dieu ! Je peux vous dire que c’était fatiguant pour moi ! Mais j’ai décidé très tôt d’adopter une posture en retrait. Mot d’ordre : « ne pas s’en mêler » ! Avec le recul, je me dis que si j’avais été un meilleur ami et que j’avais essayé d’en parler un peu avec eux, ça leur aurait sans doute évité quelques désagréments… C’est vrai que j’avais les deux sons de cloche à chaque fois. Pour être tout à fait honnête avec vous, ça m’amusait beaucoup, c’était comme regarder une pièce de théâtre, avec les rebondissements et tout. Il faut dire aussi qu’avec les filles, je n’étais pas super doué, c’est le moins qu’on puisse dire! Et puis bon, j’avais d’autres Voldemort à fouetter, hein ! (rires) Vous avez compris ? D’autres Voldemort à fouetter…

Vous êtes très spirituel, vous auriez pu faire comique !
Je sais. Je me dis souvent que j’ai loupé ma vocation…

Racontez-nous votre première « rencontre » avec Voldemort.
Et bien, très peu de gens le savent, mais j’ai été confronté à lui dès ma première année à Hogwarts, lorsqu’il a tenté de s’emparer de la pierre philosophale, qui était cachée dans le château à l’époque. Encore une fois, pour les détails, je vous renvoie au livre d’Hermione.

Dès votre première année ? C’est incroyable ! Et, déjà à cette époque, vous aviez réussi à vous en sortir.
Et oui… Certains diront que j’ai de la chance, mais tout est relatif. J’aurais donné beaucoup pour ne pas vivre la plupart des évènements qui ont eu lieu pendant mes années à Hogwarts. C’était pas la fête au saucisson tous les jours.

Mais au final, ça valait le coup, non ?
Bien sûr. Mais il ne faut pas oublier tous les sacrifices qui ont été fait… Il n’y a rien de bien réjouissant dans tout ça. Je suis simplement très reconnaissant d’être encore en vie et je profite au maximum de chaque jour qui passe.

Belle philosophie ! Est-ce l’un des principes que vous a inculqués votre mentor, Albus Dumbledore ?
(réfléchit) En un sens, oui. Il m’a surtout appris que la vie, c’est comme un sachet de dragées de Bertie Crochue : on sait jamais sur quoi on tombe.

C’est amusant, ça me rappelle quelque chose…
La philosophie de Dumbledore a souvent été copiée… jamais égalée.

On sent beaucoup de respect et d’estime pour votre ancien directeur d’école.
C’était un homme exceptionnel. Mais attention, je voudrais tout de suite couper court à toutes ces rumeurs qui circulent sur la nature de ma relation avec lui. Ca a toujours été parfaitement platonique, une vraie relation de professeur à élève, de mentor à disciple.

Comme dans la Grèce antique.
Voilà ! Euh, non, pas du tout !

Désolée, c’était un piège…
Vous m’avez eu ! Mais soyons sérieux et que les choses soient claires : Dumbledore était beaucoup trop vieux pour moi.

Ce qui n’était pas le cas de Draco Malfoy…
Je ne ferai pas de commentaire là-dessus.

Très bien. Revenons plutôt à la bataille de Hogwarts. On vous a cru mort !
(sourire énigmatique) Et je l’étais. Mais j’ai ressuscité !

Le troisième jour, après être monté aux cieux ?
Non, là je crois que vous confondez avec Jésus. Mon créateur ne s’appelle pas Dieu, mais JK Rowling.

Autant pour moi. En mourant, vous vous êtes assuré de détruire tous les horcruxes, c’est ça ?
Vous avez tout compris ! Et mon pote Neville s’est chargé de finir le boulot en tuant le serpent.

Celui avec la pomme ?
Non, non. Vous confondez encore.

Pardon. Il faut dire que tout ça est tellement compliqué. Parce qu’il y avait aussi une histoire de baguette de l’aîné ou je ne sais quoi…
Oh la la. Ce truc-là, ça m’a donné des migraines ! Je crois que je vais vous renvoyer au tome 10 de « Charmes, sorts et complexités magistiques… ». Parce que si j’essaie de vous expliquer, j’ai peur de m’emmêler les pinceaux !
Quoi qu’il en soit, j’ai réussi à rassembler toutes les conditions nécessaires et suffisantes pour pouvoir achever Voldemort avec mon sort préféré : Expelliarmus.


L’autre jour, j’ai lancé Expelliarmus sur ma grand-mère et ça n’a pas donné grand chose…
Hé hé ! C’était un cas très particulier. En temps normal, Expelliarmus ne tue pas mais désarme simplement, bien sûr.

Mémé en a perdu son dentier.
(ROTFLHAO*)

Il est malheureusement l’heure de nous quitter. Je dois encore interviewer Casimir avant la fin de la journée. J’ai passé un très bon moment. Merci encore pour cette exclusivité.
Tout le plaisir fut pour moi ! Vous passerez le bonjour à votre grand-mère.

Je n’y manquerai pas. Elle vous adore, la vieille peau.
Un mot de la fin, Harry Potter ?
Merde de dragon.

Merci.

Propos recueillis par Celle Qui Ferait Mieux De Travailler Plutôt Que d’Ecrire Des Conneries

*Rolling On The Floor Laughing His Ass Off

23 commentaires:

Aurélie a dit…

loooooooooooooooool je passais inopinément par là et PAF, un énorme article !!! j'ai lu que la première question et je suis déjà morte de rire (chef magazine, qui n'est pas un magazine de cuisine !!!!), je garde la suite pour plus tard

Aurélie a dit…

le mot de la fin m'a achevée (entendre, j'essaye de ne pas rire trop fort mais je ne peux m'empecher de me trémousser sur ma chaise)
c'était bon cette petite interview!
sacré Harry... toujours le mot qu'il faut !
comme quasiment tout m'a fait rire, je ne reciterai qu'un truc énorme : "depuis que Voldemort est mort" ^^^^^^

Martin a dit…

Tout simplement énoooorme! Comment veux tu qu'on tente quelque chose de notre côté après...
Moi si je ne devais en citer qu'un "Je ne ferais pas de commentaire là dessus", bien joué Chef!

Pauline a dit…

Caroline...........
D'un coté j'ai envie de dire "mais te rends-tu réellement compte de l'ampleur de ton problème?" et de l'autre "maiiis que ferions nous sans toi???" donc bah merde de dragon, je dis les deux !

Anonyme a dit…

wxxbtvth

procrastination... ça me dit qqchose.

mais c dingue comme la mémoire plus on vieillit, plus elle s'assèche.

mon bon mot est perdu mais je retrouverai d'où je connais ce mot. enfin j'espère...

bon à part ça j'ai bien rigolé (mais tu le sais déjà) ;)
j'attends celle de Ron après. ah bah vi t'es partie, maintenant faut continuer :D
ou une de la grand mère de Neville. (celle qui donne ses habits à Snape)

Caro a dit…

Aline, me dis pas que tu as oublié la définition de procrastination! La procrastination est un défaut de l'organisation temporelle (?) qui entraîne... ??? Merde, j'ai oublié!!

Pauline, merci pour "l'ampleur de ton problème", ça fait toujours plaisir! :p

Je sais pas si ça m'amuserait autant de faire celui de Ron (même si je l'adore, tu le sais Aline)... par contre, la grand-mère de Neville, là y'a du potentiel!! :)

Cécile a dit…

Bon ben tout a deja ete dit, j'avoue que des le matin, une interview d'HP de trois pages, ca reveille !

merde de dragon à toi aussi

Aurélie a dit…

c'est quoi potpot?

Aurélie a dit…

nan c'est bon ca y'est...

Martin a dit…

Qui entraine un report au lendemain de ce qu'on pourrait faire le jour même... franchement Caro!
Pourquoi potpot Aurill, t'as vu ca où?

Aurélie a dit…

tout à la fin de l'article, pour le thème
pzctcxiu, ca me fait penser à pikatchu

Caro a dit…

1) lol aurill!
2) martin: je sais ce que veux dire procrastination, merci. S'il n'existait pas, je l'aurais inventé ce mot ;) C'est juste qu'un prof d'aline lui avait sorti une définition de son cru assez savoureuse dont je ne me souviens plus...

Aurélie a dit…

le ton monte ? ("je sais ce que ca veut dire, merci" sans :p ou :D ou ;) ou même !!)

Caro a dit…

Mais non, le ton ne monte jamais entre foons! En fait c'était de l'ironie sarcastique non smileyable... ou un truc comme ça.

Martin a dit…

Ouais j'me disais aussi, c'était louche quand même... Caro la reine de la procrastination qui a oublié la définition! On aurait tout vu!
C'est mon quoi qui monte? J'ai pas compris... ;)
PS: ffatfrdg... ca me fait penser à simili hot dog gras et froid, beurk!

Anonyme a dit…

bon faut que je resorte mes cours d'économie moi.
(j'ai noté dessus la fameuse def du prof sur la procrascination. bravo caroline tu as une mémoire fabuleuse !!! je suis impressionnée, sachant que c pas toi qui l'a entendu ni écrit ni raconté.)

je fais la grève. marre d'être un poisson rouge.
kisskiss bangbang

Lulu a dit…

Enorme! Je me suis pris un fou rire de dingue à cause de toi Chef. Et comme j'étais au boulot, c'était pas très discret lol.

D'ailleurs tu ne sais pas dans quoi tu t'es fourrée, parce que je pense qu'on est déjà tous accro à tes interviews de célébrités. Moi je le suis en tout cas: une autre, une autre!! :-D

Caro a dit…

Aline = Dory :D
Console-toi, au moins tu sais parler baleine!
Pour ma part, j'ai une mémoire très sélective...

Je suis tout à fait motivée pour écrire d'autres fausses interviews mais il faut que je trouve quelqu'un qui m'inspire autant que ce cher Harry Potpot... c'est pas facile. Y'a un tel potentiel avec ce personnage, il s'écrit tout seul quoi!

Lulu a dit…

2ème lecture, 2ème fou rire lol
Je ne m'en lasse pas ;)

Moi je suis sure que tu pourrais faire des interviews pas mal du côté de VM...

sywakepc

Anonyme a dit…

"LA PROCRASCINATION EST UN DEFAUT DE L'ARBITRAGE TEMPOREL QUI ENTRAINE UNE SOUS OPTIMALITE" XXX Lerouvillois, en os (parce que la chair il en manque).

pas besoin de reprendre mes cours.

Dory s'est souvenue en pleine nuit (comme dans Némo à la fin), ct très drôle. C'est sorti tout seul.

autre suggestion : interviewer Cho Chang (elle aussi a sorti un bouquin, "mon histoire avec le survivant" où elle raconte son amourette en détails avec Potpot (pas forcément les plus flatteurs, mais des plus croustillants ==> ça fait vendre, même Molly l'a acheté).)

Caro a dit…

Aaaaaaaahhhhhh, merci Dory! J'adore cette phrase!! :D

Anonyme a dit…

Comme Albus, Chef est certainement beuacoup imitée mais ne sera jamais égalée! Tu es géniale c'est tout!

Caro a dit…

<3